L E S T U R C S O N T P A S S É L A . . .
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suit : « Depuis la Constitution, l'importance des
musulmans a diminué, nous allons passer à votre cou
vos turbans et nous vous traînerons ainsi ». Cela
provoquait des colères. 11 est vrai qu'on arrêtait et
livrait à la justice les gens de ce calibre et que d'un
autre côté on donnait de bons conseils au peuple par
l'entremise de personnages influents turcs et chré–
tiens ; mais des journaux arméniens de Constanti-
nople, comme
YArevelk
(1)
et tant d'autres publica–
tions de ce genre, surexcitaieut les lslams et les
Arméniens et amortissaient l'effet de nos réfutations.
(
On avait appelé l'attention du ministère de l'Inté–
rieur sur cet article.) D'un autre côté le métropolitain
Mgr Mouchegh conseillait aux Arméniens d'outre–
passer les lois du gouvernement et envenimait leurs
esprits. Nous avions demandé son changement, au
ministère de l'Intérieur, aux dates du 16 janvier et du
17
février. Ses paroles excitaient les Arméniens
contre les musulmans et contre le gouvernement
même.
L'insuffisance des forces militaires et policières.—
Nos forces policières et le nombre de nos agents de
de police était très petit en comparaison de l'étendre
de la province ; le besoin s'imposait de la renforcer.
Combien de fois nous avons eu recours au minis–
tère de l'Intérieur, ainsi qu'aux ministères de la
police et de la guerre. — Le 11 novembre 1324, i l
était dit qu'on fasse le nécessaire ; le 21 janvier 1324,
il est encore question de l'organisation et de l'aug–
mentation de la police à 150 agents, pour pouvoir
(1)
Les Mouvements
généraux,
arlicle reproduit par
Ylkdam,
n'
324
du 28 février.
Fonds A.R.A.M