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L E S T U H C S O N T P A S S E L A . .
d'autres villages se sont réunis près de la ville et ont
commencé à menacer Hadjine. — Les autorités cen–
trales ont envoyé une Commission pour conseiller
l'obéissance et le calme, mais cette Commission non
plus n'a pas été reçue et elle est retournée bredouille.
Entre temps le bataillon de Missis, composé de
400
soldats, a été envoyé, son commandant a réussi à
pénétrer dans la ville et la horde envahissante s'est
dispersée.
Pendant les troubles de Tarsous, des incendies,
des tueries et des pertes ont eu lieu, mais grâce aux
bonnes mesures prises, cela n'a pas duré. Dans
Mersine également l'émotion était grande, mais
grâce aux bonnes mesures prises rien n'a eu lieu ; le
district d'Itchili également a été indemne.
Motifs des massacres.
La cause primitive des
événements est l'ignorance des classes musulmanes
et chrétiennes résultat d'une époque de tyrannie, le
manque de fusion dans les divers éléments, ainsi
que dans l'insuffisance de sentiments envers l'union.
Comme partout ailleurs, dans Adana également à
partir de la proclamation de la Constitution, tout le
monde depuis les enfants, se munissait d'armes à feu
et les déchargeait à droite et à gauche, sans qu'on
ait pu empêcher cela.
Le monde était sous le coup d'une émotion pro–
fonde, provoquée par les publications des journaux
qui disaient que les Islams allaient attaquer les
chrétiens, ou bien que les Islams allaient tomber sous
les coups des chrétiens (1). Les Arméniens de basse
classe excitaient le peuple par des phrases comme
(1)
On y fait allusion aux articles de
VIttidal
d'Adana.
Fonds A.R.A.M