L E S T U R C S O N T P A S S É L A .
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bles (1). Ils ont été livrés aux autorités militaires. —
Un rapport détaillé sur la situation de Djebel-Bereket
a été expédié directement au ministère de l'Intérieur.
Dans Hamidiè, Kozan et Tarsous.
I l paraît
que les troubles de Hamidiè ont eu lieu le 2 avril. —
Suivant un témoin oculaire sujet français, M . Pons,
inspecteur de la Régie, un prêtre arménien a tiré
trois coups de revolver sur Arslan Bey de la Régie
qui était assis au café en face du gouvernorat ; ce
dernier riposta et le prêtre fut blessé, tous les deux
moururent à la suite de leurs blessures. Nous avons
acquis la certitude que les troubles naquirent de ce fait.
A Sis, chef-lieu du district de Kozan, on était dans
l'émotion. Des alentours un tas de cavaliers Tcherkez,
Evchar et Tchétchen, après une rencontre avec les
rédifs
et les agents de police et après avoir laissé sur
le terrain quelques-uns des leurs, se sont dispersés,
de sorte que rien d'étonnant ne s'est produit dans la
ville (2). Malgré cela nous y avons envoyé plus tard
deux bataillons de soldats.
Dans la ville de Hadjine, les Arméniens barricadés
chez eux ont déchargé des armes vers la rue, ils ont
coupé la circulation et n'ont pas même laissé entrer
dans la ville le renfort envoyé par Féké pour rétablir
l'ordre (3). Des Tcherkez et des Achirets d'Azizié et
(1)
I l s'agit du village arménien de Deurt-Yol, mais cette histoire
de canons construits avec des conduites d'eau est un tissu de men–
songes, pour faire croire que les a r m é n i e n s possédaient des canons
et des munitions de guerre.
(2)
Ce sont les A r m é n i e n s m ê m e s de la ville de Sis qui ont orga–
nisé une défense en règle et n'ont pas permis à la horde assaillante
de pénétrer dans la ville.
(3)
On sait par la lecture de lettres de Hadjine le rôle de ce
commandant de F é k é qui était réactionnaire au plus haut degré.
Fonds A.R.A.M