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L E S T U R C S O N T P A S S É L A .
dans les provinces voisines. Les autorités, par l'en–
tremise de la même Commission, faisaient retour aux
propriétaires des marchandises et autres trouvées
dans les villages. Cependant, par suite de l'insuffi–
sance des soldats, i l n'a pas été possible de faire des
recherches sérieuses des objets pillés jusqu'au 12
avril. Dès le commencement des événements, nous
demandions sérieusement des renforts militaires télé-
graphiquement. Ce n'est que le 11 avril que 850 sol–
dats Nizamiés nous arrivèrent enfin. Le lendemain,
on a tenu conseil, on a décidé d'envoyer partout des
commis et des soldats pour bien fouiller et dénicher
les objets pillés. — Entre temps, vers les dix heures
du soir, les troubles ont commencé, la population
effrayée courait dans toutes les directions. Immédia–
tement le nombre des corps de garde a été augmenté
et la surveillance est devenue très sévère.
Ces troubles ont recommencé parce que, à dix
heures, dans le quartier Saldjilar et au corps de
garde, les Arméniens avaient tué un soldat ; à Kalé-
Capou un autre Arménien avait tiré sur un soldat du
corps de garde de la gare. — Le lendemain le calme
était rétabli.
Ce qu'on a trouvé dans les maisons
arméniennes.
D'énormes bombes et des explosifs ont éclaté dans
les maisons arméniennes incendiées, dans d'autres
maisons on a découvert des armoiries et des drapeaux
d'Arménie, des gravures représentant des hommes
armés de fusils, des capsules de dynamite et des
bombes inusitées. On a trouvé également dans un
village arménien deux canons construits avec des
conduits d'eau, recouverts de bois retenus par des
cercles en fer, qui ont été usités pendant les trou-
Fonds A.R.A.M