L E S T U R C S O N T P A S S É L A .
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batallons, des Rédifs de Tarsous et de Karaïssalu
nous avons pu les armer, mais comme ils étaient i r r é –
guliers et sans uniforme, étant indigènes, ils se dis–
persèrent, sous prétexte d'aller défendre leurs v i l –
lages et nous n'avons pu profiter de leurs services.
Nous eûmes recours au bataillon de rédifs de Missis,
qui fut plus tard envoyé à Hadjine, où i l réussit à
assurer la tranquillité.
Le Consul anglais.
Le consul qui venait de
Mersine à Adana le soir du premier jour des événe–
ments, a voulu circuler dans la ville, affrontant le
danger. On a mis à sa disposition des policiers et des
soldats réguliers, i l est allé visiter plusieurs quar–
tiers. Le second jour des troubles, on a déchargé sur
lui une arme à feu d'une maison arménienne et un
t^haouche tomba. — Le consul, leva le bras pour
faire un.signal de paix; une balle le toucha au bras
et le blessa.
Après les troubles, d'autres événements eurent
lieu dans les environs de la ville.
Nous y envoyâmes des soldats et prîmes toutes les
mesures pour contrecarrer les assauts de la populace,
nous avons adressé des avis, des conseils, mais rien
ne produisit de l'effet.
Les mesures prises.
Pendant les événements et
les jours suivants, des mesures militaires immédiates
ont été prises ; on a envoyé tous les jours, par ici et
par là, des notables et des
ulémas
pour prêcher le
calme et assurer la tranquillité, nous avons établi
une Commission pour soigner les blessés et les
nourrir. — Nous avons pris des mesures pour trouver
et rendre à leurs propriétaires les objets et les
bêtes volés et pillés, emportés dans les environs et
Fonds A.R.A.M