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LES TURCS ONT PASSÉ LA.
TARSOUS.
Malgré nos plaintes et réclamations réitérées pres–
que aucun secours ne nous a été accordé, 600 familles
sont dans une misère affreuse.
DOCUMENTS
Cop i e de l a d é p ê c h e d r e s s é e e n dat e d u
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a v r i l , c ' e s t - à - d i r e t r o i s j o u r s a p r è s l es
é v é n e m e n t s d ' Adana , pour ê t r e l a n c é e à
l a Ch amb r e Ot t omane . (Ce t t e d é p ê c h e a
é t é r emi s e p a r s u i t e de l ' i nc e r t i t ude de
l a s i t u a t i o n et des c i r c on s t an c e s po l i –
t iques . )
S. E. Moustafa Nourri Bey,
président
de la Chambre Ottomane.
Nous venons d'être l'objet d'actes de violence et
d'atrocité tels qu'il ne s'en est même pas produit du
temps de Timour-Leng et de Djinghiz-Khan. Une
population tranquille et soumise a été abandonnée
sans mesure et sans justice à des férocités indes–
criptibles.
Le pillage, Tincendie et le massacre ont complété
la ruine. Le Vilayet d'Adana, dévasté par les ravages,
est devenu un tombeau pour la population non musul–
mane. Nous doutons fort qu'un gouvernement qui a
permis aux musulmans d'attaquer impitoyablement
les chrétiens et qui les à secondés même dans l'ac-
Fonds A.R.A.M