LES TURCS ONT PASSÉ LA.
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égoûts, l'argent destiné aux pauvres affamés ! (Sans
doute le Vali cherchait la disette et le manque de blé
et de céréales i l ne les a pas trouvés, mais n'a-t-il
pas pensé que les pauvres dévalisés, pillés et dépos–
sédés, n'avaient pas de quoi s'acheter des vivres pour
passer la journée ? Cela s'appellerait
Y Excessi-
visme de la clairvoyance.
En plein régime constitutionnel, la censure turque
recommande aux journalistes de lui soumettre les
dépêches reçues et qu'on veut insérer. Ceci pour qu'il
n'y ait rien qui puisse blesser la
fraternité
entre les
éléments musulmans et chrétiens. N'est-ce pas que
c'est dérisoire et ridicule ? Tandis que
contrairement
aux promesses données au Patriarche Tourian de
réviser les sentences de la Cour Martiale d'Adana, on
lui a répondu
finalement
que ces sentences restaient
incassables parce qu'elles étaient sanctionnées par
S. M . le Sultan.
DKURT-YOL.
Le Vicaire de cette localité télégraphie le
4
avril
1910
au Patriarcat arménien, que plus de
2.000
per–
sonnes sont vouées à la misère noire.
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sollicite
l'envoi immédiat de secours et de vêtements pour
cette ville.
NADJARLI.
On télégraphie au Patriarcat, que
G00
personnes
affamées implorent des secours.
ODJAKLI.
En exposant la misère atroce on demande la con–
tinuation des secours par les autorités.
Fonds A.R.A.M