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LES TURCS ONT PASSE LA . .
des deux partis ont été convoqués et ont reçu les re–
montrances les plus pressantes du
Cheikh
et du pa–
triarcat. 11 leur a été représenté que de telles attaques,
de telles violations sont défendues par les lois civiles
aussi bien que par le
chériat,
que nous devons vivre
en bon accord et en paix conformément aux principes
d'union, de justice et d'égalité, établis parla consti–
tution, nous aimer les uns les autres et respecter
réciproquement nos droits, qu'il faut mettre fin aux
luttes immédiatement, que chacun doit vaquer à ses
occupations comme auparavant et s'abstenir de tout
acte capable de troubler la tranquillité. I l est donc à
désirer que tous les efforts soient tentés pour empê–
cher les rencontres, rétablir complètement l'ordre et
la sécurité.
Le 3 avril 1325.
Le mutessarif de Kozan
:
HASSAN.
Au gouverneur d'Adana.
Dans la ville de Kars, les luttes entre la population
ont commencé ; les fermes des environs du chef-lieu
sont attaquées, pillées.
A Kozan même, toutes les forces ont été expédiées
et on éprouve une grande difficulté dans la mobilisa–
tion des rédifs ; aussi le mutessarif de Kozan de-
mande-t-il l'envoi d'urgence d'un bataillon. La
réunion de forces et leur envoi rapide ont bien été
décidés ; mais jusqu'à leur arrivée, i l est nécessaire
de recourir à tous les moyens possibles. Le mutessarif
a été invité à appeler quelques-uns des meneurs les
Fonds A.R.A.M