LES TURCS ONT PASSE LA . .
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plus influents et à leur faire donner des conseils par
le
cheikh
et la délégation du patriarcat arménien, en
un mot de conjurer toute rencontre et toute attaque.
Vous voudrez bien aussi prendre les mesures les
plus urgentes et les plus efficaces p our rétablir le
plus tôt possible le calme et la tranquillité
(1).
GRAND-VÉZIRAT.
Officiel. — Le Takvim-Vèkaï
publiait en date du
24
mai
1909
six longs rapports signés par le gou–
verneur d'Adana, Moustapha Zihni, par le comman–
dant militaire et par des officiers, réfutant énergique-
ment la nouvelle selon laquelle deux régiments
envoyés à Adana aient participé au second événe–
ment du
12
avril. Le commandant dit que, l'armée
avait fait son entrée à Adana le
12
avril, le dimanche
matin et qu'elle avait campé au lieu dit
Kichla Mey-
dani.
Le soir, suivant l'usage les troupes étaient ali–
gnées sur la zone militaire devant le campement, d'où
on a entendu une fusillade du côté de la ville vers les
10
heures à la turque. Un peu plus tard, les balles
ont sifflé à droite et à gauche des soldats et les
musulmans qui s'étaient groupés dans les passes
criaient
que les arméniens ont recommencé
leur
attaque.
Cependant comme les soldats n'avaient pas
reçu de l'autorité militaire, l'ordre de bouger, ils
restèrent ainsi sous les armes en attendant des or–
dres
(2).
Le commandant connaissant le dévouement
(1)
Reproduit dans
La Turquie
du 20 mai 1909.
(2)
Si l'armée était là depuis le matin du 12, pourquoi est-elle
restée immobile, pourquoi a-t-elle laissé continuer les massacres
Fonds A.R.A.M