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pratiquée au détriment des faibles, des peuples
opprimés ; exemple : l'œuvre du Congrès de
Vienne qu i consacra
la politique
d'équi–
libre en sacrifiant la Pologne, la Belgique, l'Ita–
lie, les pays balkaniques... Aussi, les revendica–
tions nationales furent étouffées longtemps pour
ne pas déranger le repos des forts.
Jusqu'au milieu de
1916,
l'existence de l ' A u –
triche-Hongrie, cet « homme malade » de l ' Eu –
rope, était considérée indispensable à l'équilibre
et partant à la paix européenne; le Traité de
Saint-Germain a donné un démenti éclatant à ce
dogme. Au j o u r d ' hu i , par la destruction de l ' a n –
cienne Double-Monarchie, la Tchéco-Slovaquie,
naguère opprimée, est rendue à la vie et les ter–
ritoires italiens, serbes, roumains, polonais, ont
fait retour à leur mère patrie. Et le fameux équi–
libre n'en est pas moins solide qu'avant.
Le même principe dirigeant, le principe des
nationalités, qu i a triomphé à Saint-Germain,
doit guider les rédacteurs du Traité avec la Tu r –
quie.
Il faut
bien se faire
à l'idée,
en dehors
de
toutes
considérations
théoriques
et
humanitaires,
qu'un
Etat comme
l'Empire
des Osmanlis
qui
ne
possède
pas l'équilibre
dans son sein,
où les
peu–
ples
opprimés
revendiquent
leur
droit
à
l'indé–
pendance
et ont fait d'immenses
sacrifices
pour
l'obtenir,
ne peut pas être un élément
d'équi–
libre en dehors
de ses frontières.
Il faut
détruire
Fonds A.R.A.M