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diale. Les chefs conservateurs anglais comme les
libéraux, M. Balfour comme M. Asquith, ont pro–
clamé la déchéance de l'Empire sanglant, ce
«
cancer de l'Humanité » , suivant le mot du
Premier anglais.
Cette politique du maintien de l'intégrité t u r –
que n'a plus de sens ; car, elle était surtout dictée
par le danger du tzarisme envahiseur, balayé
par la Révolution Russe victorieuse. Pour que
cette politique chère à W i l l i am Pitt et à David
TJrquhart pût réussir,
û
aurait fallu nécessai–
rement que la Turquie introduisît les réfor–
mes proposées et s'adaptât aux exigences d ' un
Etat moderne. Or, la Turquie répondit par le
massacre des chrétiens à chaque tentative de ré–
formes et ne fit aucun progrès au point de vue
social et politique.
Malheureusement, aujourd'hui encore i l se
trouve des publicistes q u i considèrent le ma i n –
tien de
l'Empire
ottoman
(
sauf la Mésopotamie
et la Syrie, bien entendu), comme nécessaire à
l'équilibre du Proche-Orient. Pourtant, cette
guerre f ut la condamnation de la politique d'équi–
libre comme base ou principe du droit interna–
tional. Lo i n de servir la cause de la paix mo n –
diale, elle est une source d'intrigues égoïstes où
chaque Etat cherche à assurer sa propre prépon–
dérance. La conséquence c'est l'instabilité dans
les relations internationales. Elle est toujours
Fonds A.R.A.M