A P R O P O S D U T H E A T R E A R M É N I E N
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au j u r y , composé de MM . Bernard Bouvier...,
A l b e r t Malche..., Jules Cougnard et Robert de
Traz, et c'est le drame de M . Léon G. Méloyian
qu i a obtenu le premier p r i x .
«
C'est pourquo i nous sommes heureux d'offrir
au public
Arménouch,
qu i est appelé, nous n'en
doutons pas, à un grand succès ».
Cette pièce, en effet, comme d'autres du même
auteur, révèle un véritable talent de dramaturge
et f a i t plus que jamais regretter la perte de t a n t
de morts qu i auraient pu , à leur tour, illustrer
leur patrie, leur langue, et enrichir leur p a t r i –
moine artistique.
E t ceci me rappelle un jugement que p o r t a i t
jadis notre grand géographe, Elisée Reclus,
lorsque, pa r l an t de la Roumanie, i l expliquait
comment et pourquo i ce p e t i t peuple était
devenu une grande na t i on . Vous me permettrez
de vous citer ce passage :
«
Néanmoins c'est u n phénomène v r a imen t
étrange, et q u i témoigne d'une
singulière téna–
cité chez le peuple roumain, qu'il ait pu mainte–
nir ses traditions, sa langue, sa nationalité,
au
milieu des chocs violents qu i n ' ont pas manqué
de se produire sur son territoire entre les r a v a –
geurs de t out e race. Depuis la retraite des armées
T R O I S
C O N F É R E N C E S
S U R
L ' A R M É N I E
9'
Fonds A.R.A.M