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T R O I S
C O N F É R E N C E S S U R L ' A R M É N I E
Dans la langue arménienne elle-même, i l y
aurait encore beaucoup de noms à citer, beau–
coup de pièces à analyser.
E n dehors de l'arménien, le nombre ne serait
pas restreint, des dramaturges arméniens q u i o n t
écrit en langues étrangères. E t dans ce domaine
extra-arménien, une men t i on spéciale me sem–
blerait devoir être faite de M . Léon G. Méloyian
et de son œuvre dramatique. I l a p r odu i t des
pièces d ' un poignant et d ' un d r ama t i que que
l ' on rencontre rarement. Je n'en veux citer pour
exemple que son
Arménouch,
drame en c i nq
actes, qu i expose la situation angoissante d'une
Arménienne, v i c t ime des atrocités de la dernière
guerre. I l f au t lire ce drame pour comprendre au
v r a i ce que f u t le ma r t y r e à nu l autre pareil des
Arméniens de Turqu i e . L'édition de ce drame,
publié par les soins de la librairie A t a r , à Genève,
est précédée de cette préface que je crois devoir
vous citer :
«
E n l'honneur de son 75
e
anniversaire, célé–
bré en octobre 1918, la Société des Ami s de l ' I n s –
t r u c t i o n a ouve r t un concours destiné à p r o v o –
quer chez nous l'avènement d'une littérature
dramatique.
«
Soixante-dix auteurs on t soumis leurs œuvres
Fonds A.R.A.M