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T R O I S
C O N F É R E N C E S S U R L ' A R M É N I E
Admi r a t eur de Molière, Rechdouni ne se con–
tente pas d'être acteur; i l v eu t aussi être auteur.
I l donne successivement :
La malle passée en
héritage à une génération de six degrés et demi,
Niks-Niks,
Les quatre cents francs, L'amoureux à
faux-col en carton.
Les sujets de ces pièces, q u i ne furent pas
publiées du v i v a n t de l'auteur, avaient t r a i t à la
v i e i n t ime des Arméniens de Constantinople, à
leurs travers comme à leurs qualités.
Baronian, élevé l u i aussi à l'école de Lucien et
de Molière, f u t le plus grand ironiste de la litté–
r a t ur e arménienne contemporaine. Ses p am–
phlets sont des chefs-d'œuvre, don t on a e x t r a i t
des pièces de théâtre. Mais Baronian ne composa
que f o r t peu de pièces; on cite
Dot
(
Br o yk ) ,
Maître Balthasar,
Le Flatteur.
Son style est
à la fois mo rdan t et populaire, d'une langue
souple l u i permettant de peindre dans ses mo i n –
dres détails la vie si bigarrée des Arméniens de
Constantinople. C'est sans aucun doute le me i l –
leur p a rmi les écrivains réalistes de l'Arménie
occidentale.
E rwa n t Odian mérite une men t i on spéciale;
Sa pièce classique s'intitule :
Tcharchele
Artin
Agha;
c'est une comédie don t le sujet est
Fonds A.R.A.M