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T R O I S
C O N F É R E N C E S S U R L ' A R M É N I E
thachlian se met alors à t r adu i r e et à composer en
arménien moderne des pièces q u i seront plus
accessibles à u n public don t l'éducation théâ–
trale est t out e à faire. Sa première pièce s'ap–
pelle
Gornak,
suivie bientôt des tragédies
Vahan
Vahé
et
Arsace I I .
Ses traductions sont :
Saùl,
Bruius et la mort de César.
I l composa également :
Les trois braves
et
Les Brigands,
q u i cette fois
furent bien accueillies du public.
«
Su i vant l ' impu l s i on donnée par Bêchigtha-
chlian, Ba l i an construit à ses frais, en 1859, u n
théâtre à Or t a -Keuy . . . A u théâtre Naoum, on
donnait des pièces en arménien et en t ur c . Héki-
mi an écrit des pièces où i l dépeint les travers de
la société arménienne et la vie régulière des occi–
den t aux ; i l r a i l l e les Arméniens q u i oublient
volontairement leur langue maternelle. I l écri–
v a i t en t u r c et en arménien. Le su l t an Med j i d
i n v i t a cette troupe arménienne au palais impé–
r i a l , où f ur en t représentés
Don Gregorio,
Le
bienfaiteur impatient, La Récompense de la mo–
destie, Don César de Bazan.
E n 1860, au théâtre
Naoum, eut lieu la représentation
d'Aristothème,
de Mo n t i , t r a d u i t par le P. E . Hu rmu z : ce f u t la
dernière pièce jouée en arménien classique ou
ancien au théâtre de Péra...
Fonds A.R.A.M