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T R O I S
C O N F É R E N C E S S U R L ' A R M É N I E
Le théâtre de l'Arménie occidentale ne c om–
mence à posséder un répertoire que dans l a
seconde moitié du x i x
e
siècle
1
.
Dès l a fin d u
x v m
e
,
les Mekhitharistes de Venise avaient
composé des pièces que leurs élèves jouaient
dans des circonstances particulièrement impo r –
tantes de leur existence scolaire, telles que les
distributions de p r i x ; on t i r a i t les sujets de ces
pièces dans l'histoire sainte, dans les histoires de
l'antiquité classique, dans l'histoire nationale de
l'Arménie. Ces tragédies, au nombre d'une cen–
taine environ, inédites, sont conservées dans les
cartons des archives du Couvent Saint-Lazare,
lagune de Venise.
«
Le P . Minas Pejichkian, de Trébizonde
(1815-1817),
t r a d u i t en arménien moderne des
tragédies et des comédies, et les f a i t représenter
dans la famille des Duziantz. Vers 1830, on
représente à l'école Bezdjian des pièces tirées de
l'histoire sainte; en 1836, à l'école Mesropian de
Smyrne, le professeur Papazian f a i t jouer à ses
élèves une pièce italienne q u i f u t ma l accueillie
par les spectateurs; en 1840, un essai théâtral
1.
Ceci, d'après H . H . BARONIAN,
Matlre Ballhazar,
comé–
die en trois actes. Introduction et traduction par J . - M . S I L -
N I T Z K Y . . . (Paris, 1913), in-16, p. x et suiv.
Fonds A.R.A.M