A PROPOS D U THE A T R E A RMÉ N I E N
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Sur tes lèvres pâles, mon lait se figea.
I l est amer, je le sais. Tu n'en veux pas, mon chéri.
Ah ! C'est le venin de ma douleur qui y a été pressé.
Ne pleure pas...
En même temps que mon lait, suce ma sombre dou–
leur.
Qu'il devienne dans ton âmq une vengeance noire.
Germe,grandis. Je donnerai ma vie pour ta croissance.
Et ne pleure pas. J'ai beaucoup pleuré, moi.
I I
Par suite de circonstances d'ordre politique
aut ant que religieux, le théâtre n ' eut pas dans
l'Arménie occidentale le développement et
l'épanouissement q u ' i l eut dans l'orientale. L a
chose se comprend aisément lorsque l ' o n est au
courant du processus historique et de la vie
sociale et morale des Arméniens en Tur qu i e . Ce
n'est pas le lieu d'insister sur les causes détermi–
nantes q u i on t rendu si éphémère l'existence d ' un
théâtre arménien national dans l'empire des sul–
tans.
Quelques indications brèves suffiront à e xp l i –
quer le développement relatif et le peu d'enver–
gure d u théâtre chez les Arméniens, sujets o t t o –
mans.
Fonds A.R.A.M