ses spinwrax soldats blessés. Les Turcs privés de ses services
p r ^ t e ^ e r ^ f contre son exil et firent même de vaines démar-
c h e s ^mr la faire rappeler. El l e succomba sur la route aux
atteintes; du typhus , forcée de marcher bien que souffrant du
f n a i qu i devait Ï8*terrasser.
Sous le coup JÉë cette nouvelle, mon oncle fut frappé
"
t f e j ^pl ex i e . Après û$ie maladie qu i dura quatre mois i l rendi t
L
i m ame, nous laissant encore une fois orphel ins . La -
,
ne pouvait se consoler, de cette perte. Je l u i disais :
pleure pas; réfléchis que tu es la plus fortunée des armé
niennes. Ne l'as-tu pas soigné, ne l u i as-tu pas fermé !
yeux? Pense donc aux malheureuses qu i ont vu de leu**-
yeux l'assassinat de leurs maris et dont les cadavre&on
1
abandonnés aux fauves. »
Sur ces entrefaites mon enfant aussi tomba malade. Le
cl imat d'Alep l u i était mauvais et Ton ne parvinti&JF établir
qu'aux pr i x des soins les plus assidus. La cht rt '
vivres
al lai t sans cesse croissant, à telle enseigne qu<
É
pain se
vendait à raison d'une
ocque
(
i ) pour quatre v i n g t
x
iastres
( 2 ) .
Le peu que je gagnais suffisait à peine à son çfitretien et,
de surcroi t , j'avais dû m'endetter pour >%*re face aux frais
occasionnés par la maladie. N' y pouvant plus suffire je me
préoccupais de t rouver un t rava i l plus rénumérateur. J'avais
remarqué que le pr i x du l a i t était plus élevé en "ville que
dans les environs et qu ' i l y était me i l l eur . Cette cc^ *?.-
tat ion faite, je proposai à un Arménien de f ou r n i r ' a la
mission mi l i t a i re allemande, où i l était employé, la quantité
(1)
Mesure t u r q u e équ i v a l an t à e n v i r o n
3
l i v r e s .
(2)
Une P i as t r e t u r q u e v a u t e n v i r o n o f r . 20 .
Fonds A.R.A.M