trais-^l^^-i^helinat plusieurs jeunes filles qui portaient au
visag*H^^toîiRge arabe. « Je leur ai résisté tant que j'ai pu,
;
pieiracontait l'une d'elles. Alors ils me couchèrent à terre et
Vtandjs'que les uns me tenaient bras et jambes, un autre me
*
tatou$it en dessinant à coups d'aiguille sur la peau et en
mélangeant une encre noire à mon sang ». Une femme de
t-Biarb^jïir, fort belle, me dit de quelle façon elle échappa au
garnfege dont furent victimes toutes ses compagnes de route.
"
Au moment où, couchée sur le dos. le Turc lui mettait le
couteau sur la gorge, un arabe se précipite et saisit le bras de
l'exécuteur en criant qu'elle était trop belle pour qu'on la fît
mourir et qu'il la prenait pour femme. *
Aucune espèce d'humiliation ne fut épargnée à ces pau–
vres êtres. Le camp de la « Colonne des nudités » avait été
transformé en un marché d'esclaves. Les femmes y étaient
vendues comme du bétail, les unes à l'amiable, les autres
aux enchères. Remarquons en passant que ce réveil des
traditions locales en plein vingtième siècle n'a été rendu
possible que par la volonté du Sultan régnant, celui qu'on
appelle le « magnanime » et grâce à la complicité de son
graûd allié d'Occident, l'Empereur Chrétien.
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A Koum-Kaleh le
caïmacam
(
i) veut abuser d'une jeune
iille. Celle-ci lui résiste énergiquement. Mais cela n'est pas
pour gêner un fonctionnaire turc. I l appelle à son secours
noff*
soldats qui lui prêtent l'aide nécessaire et i l arrive à ses firi^
Furieuse, la victime court déposer une plainte au tribunal du
Cadi
(2)
et plaide paraît-il si chaleureusement sa cause qu'elle
(1)
Sous-préfet-.
(2)
Juge r e l i g i eux .
Fonds A.R.A.M