très », répondit-il. Je l u i prometsjjét argent s'il,veut se mettre
à ma di sposhion. i î ïaccepte et r|8u,s partons. N'omis passons
(
devant
les premières maisons qu i me parurent f or t belles.
Je vois s'approcher de mo i un '^fe i l l ard vêtu avec une
certaine recherche qu i me demanda où j 'al lais . Avant de
répondre je voulus savoir s'il était arménien ou turc . Ayant
appr is qu ' i l était Arménien je l u i répondis : « Seigneur,
|e ne sais mo i même où je vais. J'ai quitté la plaine de Sébil
*
et je pensais demander un, asile â l'Eglise. Si je pouvais
trouver par i c i un bienfaiteur qu i vou l u t m'accorder l'hos–
pitalité juste le temps nécessaire de télégraphier à mes
parents de Constantinople qu i viendraient à mon secours,
je ne serais pas à sa charge. J'ai un peu d'argent sur mo i . Je
pense accoucher très prochainement. Que mé conseillez-
vous? » — Al lez à l'Eglise en mon nom, me d i t - i l , et si vous
n'y trouvez pas de place vous n'avez qu'à revenir. Vo i c i ma
maison vous pourrez vous installer à l'écurie à côté du che–
va l . Pui? appelant un palefrenier, « Ahmed , c r i a - t - i l , cette
femmje que tu vois va accoucher, tu la laisseras entrer à
l'écurie ». « Bon », répondit le palefrenier, en soulignant sa
réponse d ' un sourire.
J'évoquais mentalement le souvenir du d i v i n enfant né
dans l'étable de Bethléem. Aussi je ne laissai pas de le remer–
cier et de l u i dire que j'userais de son hospitalité si je ne
trouvais pas mieux ailleurs.
A l'église, je vois le prêtre à qu i j ' expl iquai mon cas. I l
appelle que lqu'un q u ' i l charge de me conduire à une mai –
son hospitalière connue sous le nom de
Hokédoun.
Que l
spectacle navrant ! Je frémis encore au souvenir qu ' i l m'a
laissé. Des morts jetés çà et là. Des salles emplies de malades,
Fonds A.R.A.M