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solennelle, au grade de
muderris
(
professeur) (1),
conféré également par le cheikh-ul-islam, et formant
le second degré de l'ulèma.
Désormais, les deux carrières de la magistrature
lui sont ouvertes; i l peut, muni de son diplôme, pos-
luler un emploi de mufti dans un mevleviet; mais,
dans ce cas, sous le bénéfice de l'inamovibilité, i l perd
tout droit à l'avancement; ou bien, en conservant son
inscription au tableau des muderris, i l peut parcourir
successivement les dix classes du professorat, depuis
celle des
extérieurs
jusqu'à celle de
suleïmaniiè.
Placé,
dès lors, au premier rang de l'ulèma et de la magis–
trature, revêtu du titre de
molla makredji^
qui l u i per–
met de prétendre aux plus hautes dignités de la l o i ,
à la veille peut-être de devenir molla de Stamboul,
cazi-asker de Roumélie, cheikh-ul-islammême, rien
ne le sépare plus du sommet de cette hiérarchie
dont i l a monté lentement, et un à u n , les degrés,
que la volonté de Dieu et le bon plaisir du sultan.
Cette gradation successive et régulière des emplois
de
l'université turque^
forme ce que nous avons ap–
pelé
la chaîne des ulémas.
Eu voici le tableau com–
paré :
(!) "
Voy.
Pièces justificatives
IX.
Fonds A.R.A.M