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3
° Les
imams,
auxquels est dévolu le service ordi–
naire de la mosquée, et l'accomplissement des cérémo–
nies relatives aux mariages et aux funérailles;
4
° Les
muezzins,
qui annoncent l'heure des cinq
namaz, du haut des minarets, en se tournant tour à
tour vers les quatre points cardinaux, et en répétant
la formule :
La ilahè illallah Muhammed recoul-allah.
Hei aless-salat hei alelfelah. Allah ekber
(
I l n'y a point
d'autre Dieu, si ce n'est Dieu, et Mohammed est le pro–
phète de Dieu. Accourez à la prière, aux honnes œu –
vres. Dieu est grand). Cette annonce s'appelle
ezann;
5
° Enfin, les
cayims,
chargés du soin intérieur de la
mosquée, comme de veiller aux portes, de nettoyer les
nattes, etc. Ces derniers, comme les muezzins et même
les imams, ne font point partie de l'ulèma, et leurs fonc–
tions sont regardées comme tout à fait subalternes, au
point que, dans les petites mosquées trop pauvres pour
entretenir, à la fois, un imam, un muezzin et un ca-
yim, le même individu est chargé du soin de réciter la
prière, d'y appeler les fidèles et de nettoyer les nattes.
Le personnel des mosquées varie donc suivant leur
rang et leur richesse. En effet, les mosquées se divi–
sent en deux classes : les petites mosquées,
mesdjid,
d'où les Portugais ont fait
mesquita,
et les Français,
mosquée ;
et les grandes mosquées, appelées
djami,
c'est-à-dire
les réunissantes,
parce qu'on y récite la
prière du vendredi, appelé
djouma
(
le jour de la
réunion). Constantinople renferme, à l u i seul, 877
mosquées, tant grandes que petites, dont M . de Ham-
mer a donné la description dans le tome XV I I I
e
de son
Histoire,
d'après l'ouvrage de Hafiz-Husseïn, intitulé
le Jardin des Mosquées.
Sur ce nombre, l'on compte
dix-neuf mosquées dites
impériales,
la plupart construi–
tes et dotées par d'anciens sultans dont elles portent
les noms. Telles sont
Sainte-Sophie,
convertie en djami
après la conquête, la
Muhammdiiè,
ou mosquée de
Fonds A.R.A.M