RAPPORT DU D
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LEPS!US
par les Arméniens et brûlée, Ils laissèrent se sauver
ceux qui s'y tenaient. Ils n'avaient pas en vue d'autre
offensive, car leur nombre était petit. Ils luttaient seu–
lement pour leur foyer et leur vie,
Aucun homme armé ne pouvait entrer dans notre
établissement. Aram, le chef des Arméniens, défendit
même que l'on portât les blessés dans notre hôpital,
pour ne pas blesser notre neutralité. A cause de cela,
le D
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Usher les traitait dans leur propre hôpital provi–
soire.
Le 23 avril, Djevded bey écrivit au D
r
Usher qu'on
avait vu entrer dans notre établissement des gens armés
et que les rebelles avaient élevé des fortifications dans
notre voisinage. Si, dans une attaque, on tirait un seul
coup de ces réduits fortifiés, i l serait, à son grand
regret, obligé de diriger ses canons sur notre établisse–
ment et de le détruire complètement; nous pouvions
le tenir pour certain, Le D
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'
Usher répondit que nous
avions gardé notre neutralité par tous les moyens en
notre pouvoir. Aucune loi ne pouvait nous rendre res–
ponsables des actes de personnes ou d'organisations
qui échappaient à notre autorité.
Nos pourparlers avec le vali étaient menés par notre
représentant officiel, M. Sbordone, l'agent consulaire
italien, et une vieille femme, munie d'un drapeau blanc,
portait nos lettres. A'son deuxième départ, elle tomba
dans un fossé, et, comme elle s'en était relevée sans le
drapeau, elle fut aussitôt tuée par les soldats turcs. On
en trouva une autre, mais elle fut blessée tandis qu'elle
était assise à la porte de sa cabane, tout près de notre
propriété,
Aram déclara alors qu'il ne permettrait plus aucune
correspondance jusqu'à ce que le vali ait répondu à une
Fonds A.R.A.M