listes traduisaient les ouvrages scientifiques, mathémati–
ques, physique, c h i m i e , médecine, etc. Pendant très l o n g –
temps, les deux couvents des Mkhitharistes t i n r e n t le
flambeau de la cu l t u r e arménienne. Mais bientôt d'autres
centres, E t c hm i a d z i n , Ams t e r dam, Marseille, Smy r ne ,
Constantinople, Tiflis, E r i v a n entrèrent dans l a lice et
contribuèrent au développement de la littérature armé–
nienne.
T ou t ce mouv eme n t littéraire était mené dans u n sens
classique, q u i n'était pas à la portée de la masse. Seuls,
les gens quelque peu instruits pouvaient s'intéresser à
cette littérature. A la suite des
achough,
i l fallait l'appa–
r i t i o n de Khatchatour Abo v i an p o u r écrire dans la langue
moderne et se faire comprendre d u peuple. C'était, d u
coup, révéler à ce peuple l'abîme de misères dans lequel
i l était plongé. L u i faire connaître son ma l h e u r , c'était
l u i d onn e r envie d'en sortir. L'œuvre d ' Abo v i an , litté–
raire au p r emi e r chef, est le p o i n t de départ d u réveil
national q u i allait secouer le peuple arménien tout le l o n g
d u x i x
e
siècle, ( i )
(1)
Après les arts et la littérature, i l convient de rappeler que les sciences,
et en particulier la médecine, lurent toujours avantageusement représentées
et cultivées par la nation arménienne. (Voir les nombreuses publications du
D
r
V. Torkomian).
Fonds A.R.A.M