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avec énergie. L a poignée d'Arméniens résista
contre les Perses presque jusqu'au bout, c'est-
à-dire jusqu'au moment où leurs trois chefs t om–
bèrent sur le champ de bataille. Khorène, A r –
sène et ]Sferseh combattirent jusqu'à leur dernier
soupir. Ces héros scellèrent de leur sang géné–
reux leur vie, qu'ils tenaient de Dieu. Mais l e
centre de l'armée se battait toujours avec achar–
nement et tenant toujours ferme. Les soldats,
q u i le formaient, ne cédaient n i à la force n i au
nombre.
I l n'en était pas de même du côté des ailes
de droite. I c i , Mouchgan Nyssalavourd avait
placé le traître Vassagh et tous les Arméniens
qu ' i l avait su gagner à la cause des Perses.
C'était donc Arménien contre Arménien qu'on se
battait et l'élan n'était plus le même. Vassagh
t r i ompha i t . L ' a i l e des Vartaniens commença à
f a i b l i r , et, pour comble de malheur, une partie
de cette aile d'armée abandonna le combat et
p r i t l a fuite. Cet incident changea complètement
le sort de l a bataille. Va r t an accourut avec un
détachement de l'arrière-garde et r a l l i a les sol–
dats de son p a r t i . Poussant en avant, i l fondit
sur l'aile gauche des Perses, r omp i t les masses
ennemies, les refoula sur leur centre et contre
leurs éléphants. E n même temps, Vahau A r -
dz r oun i , à l a tête de sa division du centre ar-
Fonds A.R.A.M