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ménien v i n t se j e t e r sur l'autre flanc du centre
des Perses. I l ébranla les légions qu i le f o r –
maient, les r omp i t et les refoula de l ' au t r e côté.
A l o r s les deux corps d'armée persane se jetèrent
en désordre l'une sur l'autre entre les épées de
Va r t a n et de Vahan . Si ces deux vaillants guer–
riers avaient eu des troupes plus nombreuses ou
même si l'arrière-garde de leur armée avait pu
a r r i v e r à temps pour les appuyer, peut-être
eussent-ils anéanti toute l'armée des Perses. L e
choc, qu'ils avaient porté aux ennemis, avait
été si t e r r i b l e et si désastreux pour eux qu'ils
avaient dispersé leur Cohorte Sacrée. Cent qua–
rante immo r t e l s , selon le nom que les Perses
donnaient aux guerriers qu i composaient cette
Cohorte Sacrée, gisaient sur le sol, frappés pa r
V a r t a n et par Vahan . Les autres immo r t e l s
avaient pris la fuite. En s'avançant, V a r t a n
aperçut le visage du traître Vassagh, qu i venait
entouré de ses satrapes ; i l bondit sur l u i , mais
le renégat se m i t à fuir et courut se cacher de r –
rière les éléphants des Perses. Va r t an s'était t r o p
avancé, i l ne pouvait plus songer à la v i c t o i r e ,
i l n'avait même plus à prendre garde au danger
qui l'enveloppait et dans lequel i l s'était j e t é .
I l n'eut plus qu'à faire le sacrifice de sa v i e
q u ' i l avait vouée à Di eu .
Mouchgan Nyssalavourd, qu i avait v u Va r t a n
Fonds A.R.A.M