182
INTROE
gage national. I l est fort rare de rencontrer dans
les différents ouvrages d'Elisée des mots grecs,
et on reconnaît bien vite, en lisant son his–
toire, qu'il fut un des savants opposés à l'in–
fluence que l'hellénisme exerça au cinquième
siècle sur la langue nationale. Malheureusement,
son exemple ne fut point imité. L'Histoire d'E–
lisée nous offre un magnifique spécimen du
langage arménien exempt d'influences étran–
gères ; c'est comme un écho sonore de l'idiome
national, exhalant ses derniers soupirs avec cette
pureté de style et cette richesse de pensées et
d'expressions que nous admirons dans les versions
des premiers traducteurs.
V .
L
A W G L O I S .
Fonds A.R.A.M