efforts entre la défense de son territoire, le soulagement d'in–
nombrables misères et la création de toute une armature
d'Etat, elle avait subi successivement les horreurs de la famine,
des épidémies, des massacres et de l'envahissement.
Après la signature du Traité de Sèvres c'est le pire qui
l'attendait, le partage de ses territoires entre les nationalistes
turcs et les bolcheviks russes.
VIII. — L'ATTAQUE TURCO-BOLCHEVIQUE
CONTRE L'ARMENIE
Au mois d'avril
1920,
l'AzerbaMjian était replacé sous la
domination du Gouvernement soviétique de Moscou. C'était la
première des trois Républiques Transcaucasiennes qui était
occupée par les Russes.
Après l'Azerbaïdjan les bolcheviks jetèrent leur dévolu sur
l'Arménie et y dépêchèrent leurs émissaires. Au mois de mai
de la même année un mouvement séditieux à tendance maxi-
maliste prenait naissance en différents points de la République
Arménienne, particulièrement soutenu par la paysannerie
russe établie dans ses frontières. Mais ce mouvement fut vite
réprimé grâce à l'attitude énergique du Gouvernement armé–
nien.
Le Gouvernement de Moscou fit des remontrances au Gou–
vernement arménien au sujet des mesures répressives prises
contre les bolcheviks en Arménie et l'accusa d'être un instru–
ment entre les mains des Alliés.
Au lendemain de la signature du Traité de Sèvres les rela–
tions entre Moscou et Angora revêtirent un caractère encore
plus amical et bientôt Russes et Turcs opéraient des concen–
trations de troupes sur les frontières de la République Armé–
nienne en même temps que les Tatars redoublaient leur acti–
vité pour occuper les régions du Karabagh et de Zanguézour.
L'Arménie se trouvait alors dans la situation suivante :
Fonds A.R.A.M