citations pour cette bonne tenue. A noter que la seule artillerie
de cette expédition se composait du canon de
37
de la Légion
Arménienne, dont l'équipe s'était déjà distinguée en octobre
1919
dans l'Amanus, en mettant en batterie sous un feu d'in–
fanterie assez vif, ce qui avait dégagé une compagnie indienne,
coincée dans un défilé. » (La
Cilicie en
1919
et
1920,
par le
Colonel E . BRÉMOND, page
28.)
La révolte bien connue des Turcs de Marache, ne tarda
pas longtemps à se produire. Pendant cette révolte les légion–
naires eurent une rude épreuve à subir, non pas pour
y
déployer leurs qualités guerrières, mais surtout au moment de
la retraite pour y démontrer leur esprit de discipline, car cet
ordre malheureux leur fut communiqué après que les Turcs
avaient arboré le drapeau blanc, et que leur représentant, le
chef du Parti Union et Progrès de Marache, le Docteur Mous-
tafa, était venu chercher les conditions de la capitulation. Les
légionnaires se virent ainsi obligés de lâcher la victoire acquise
au prix de tant de rudes sacrifices et d'abandonner des milliers
de leurs compatriotes à la barbarie bien connue des Turcs.
La révolte de Marache (février
1920)
peut être considérée
comme la dernière opération à laquelle la Légion Arménienne
a participé. Son effectif était très réduit, par suite des pertes
à Marache (plus de i5o morts ou gelés). Elle fut rassemblée à
Hamidié en vue de la reconstitution.
Le Traité de Sèvres étant considéré comme la fin virtuelle
des hostilités avec la Turquie officielle, vint mettre terme aux
actes d'engagement des légionnaires.
Elle fut donc dissoute en août
1920.
A
Comme conclusion, il serait utile de citer l'opinion du
Chef du Bureau des Opérations des Troupes françaises du
Levant, la personne la mieux placée pour apprécier la valeur
guerrière du légionnaire arménien.
Z A V E N N A H A B E D I A N
29,
Chemin Notre-Dame Consolation
1 3 0 1 3
M A R S E I L L E
V 91. 66.32.
Fonds A.R.A.M