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«
Peut-être les bataillons (de la Légion) ainsi composés
auraient-ils pu rivaliser avec la Légion Etrangère s'ils avaient
été fortement encadrés et longuement façonnés à notre disci–
pline militaire ; mais entre nos officiers et sous-officiers et
leurs « auxiliaires » resta dressée une double barrière : celle
de la langue, empêchant le contact moral, et celle de l'esprit
arménien, opposé au nôtre. Certes, l'Arménien tel que nous
l'avons pratiqué à la Légion, possédait-il des qualités pré–
cieuses pour un soldat : intelligent, instruit, occupant souvent
dans la vie civile une solide situation, il paraissait apte à un
rapide dressage, amoureux du maniement des armes et des
exercices guerriers, il était fier de son uniforme volontaire et
impatient de se rencontrer avec les Turcs ; il l'emportait à cet
égard sur le pacifique Syrien. »
(
La France en Syrie et en Cili–
cie,
par le Capitaine GAUTHEROT, p.
i35.)
Fonds A.R.A.M