permettaient ».
(
La Cilicie et le Problème Ottoman,
par Pierre
REDAN
,
page
74.)
Ce fut aux quatre bataillons de la Légion Arménienne
qu'incomba l'honneur de ce « talonnage ». Le I
e r
bataillon,
débarqué à Alexandrette du
21
au
3
o
novembre, occupa, d'une
part, Beylan et s'avança dans la haute vallée de Kara-Sou jus–
qu'à Islahié, où i l laissa une Compagnie, d'autre part par le
couloir de Sakal-Toutan (les Portes Amaniaques ou Palier de
Jonas) vers Dort-Yol-Toprak-Kalé, d'où i l détacha une autre
Compagnie vers Osmanié-Bagtché, et avec le reste du batail–
lon, i l vint occuper Hamidié.
Le
4
e
bataillon, débarqué à la suite du premier, détacha
une Compagnie dans la région de Kirik-Han, et une autre
dans celle de Dort-Yol ; le reste du bataillon, avec la
i 3
e
com–
pagnie-dépôt de la Légion, tint garnison à Alexandrette. Ainsi
toute la région orientale de la Cilicie était occupée.
Quant à la région occidentale, elle fut occupée par les
2"
et
3
°
bataillons de la Légion Arménienne qui furent débarqués,
le
18
décembre, à Mersina.
Le
2
e
,
avec l'Etat-Major de la Légion, occupa Adana où
le Lieutenant-Colonel Romieu, commandant la Légion Armé–
nienne, <( était nommé commandant des troupes d'occupation
et chef de l'Administration, au nom des Alliés ».
(
La France
en Syrie et en Cilicie,
capitaine
GAUTHEROT
,
page
176.)
Le
3
e
bataillon, après avoir laissé une compagnie à Mer
sina, occupa Tarsus pour y tenir garnison et détacha une
autre compagnie à Bozanti, le port le plus avancé dans le
Taurus, pour y garder les tunnels.
Ainsi donc, la Légion Arménienne eut l'honneur d'être
la première escorte du drapeau français dans la Cilicie entière
Son arrivée causa une immense joie à toute la population
chrétienne en général, et aux Arméniens en particulier qui,
confiants, commencèrent à retourner à leurs foyers détruits ;
Fonds A.R.A.M