quarantaine de kilomètres de la Méditerranée. Les légion–
naires, après s'y être retranchés plus de vingt jours, partici–
pèrent à l'attaque générale du
19
septembre
1918
,
attaque qui
détermina l'effondrement complet des armées turques (la
4
e
Kutchuk Djémal Pacha, la
f
Moustafa Kémal Pacha, et la
8
e
Djévad Pacha) du front de Palestine et précipita ainsi la capi–
tulation de la Turquie.
«
Notre infanterie tenait sur le front d'attaque le secteur
de pivot du
saillant de Rafat,
dominé par deux centres de résis–
tances puissants en eux-mêmes et garnis de mitrailleuses, le
mont Arara défendu par le
i46
e
régiment allemand, par les
trois seuls bataillons allemands, les
701, 702
et
703,
de tout
le front et les trois Buissons. Au nord de la profonde coupure
de Wady el Ayun, une courtine reliait le mont Arara aux trois
Buissons et à d'autres hauteurs fortifiées.
«
A droite opéraient les légionnaires, au centre la Compa–
gnie Syrienne et un peloton à pied de mitrailleuses de cava–
lerie, à gauche les tirailleurs.
«
La <( croupe »
26,
attaquée par le premier bataillon de
la Légion d'Orient (capitaine Azan) fut conquise en vingt
minutes : les « Trois buissons » le furent en
45
minutes, par
le
8*
bataillon du i " tirailleur (capitaine Pariât), qui captura
i5o
prisonniers, dont
10
officiers, appartenant à
8
compagnies
différentes, le mamelon
546
et les ouvrages de la colline de
Sourry restaient au bout de
45
minutes également entre les
mains du
9*
bataillon du I
e r
tirailleur (capitaine Mathiot). Les
mitrailleuses allemandes du mont Arara, soutenues par de
nombreuses batteries lourdes qui inondèrent de mitraille le
lacis des ravins, résistèrent plus longtemps ; mais dans leur
élan superbe, nos bataillons atteignirent bientôt tous leurs
objectifs, les dépassant même par endroits. »
(
La France en
Syrie et en Cilicie,
par le Capitaine
GAUTHEROT
,
chef du
Bureau des Opérations des Troupes françaises du Levant, pages
43-44.)
Fonds A.R.A.M