en
1917,
tous prêts à partir ; mais, faute de transports, ils ne
purent rejoindre la Légion qu'en petits paquets, et très lente–
ment. Au moment de la déclaration de guerre des Etats-Unis,
il y avait encore à New-York et ailleurs, plusieurs milliers de
ces inscrits, qui attendaient leur tour d'embarquement, quand
le Gouvernement leur interdit le départ et les incorpora dans
son Armée.
Ce mouvement de volontaires pour la Légion d'Orient ne
se borna pas seulement aux colonies de l'Egypte et des Etats-
Unis ; celles de la Grèce, de la France, de la Suisse, de l'Italie
et même de l'Amérique du Sud, ne restèrent pas indifférentes ;
ainsi, on a eu plus d'une trentaine de volontaires qui, partis
de Buenos-Ayres, vinrent rejoindre leur poste d'honneur dans
la Légion d'Orient.
Ces inscrits s'engageaient « à servir comme volontaires
sous le drapeau français en Asie Mineure, contre les Turcs,
pour toute la durée de la guerre » (texte primitif de l'acte d'en–
gagement). Leur instruction était donc confiée à un cadre
malheureusement très restreint d'officiers français, mis sous
les ordres de l'éminent Lieutenant-Colonel Romieu, comman–
dant la Légion d'Orient.
Us tinrent garnison, pendant la période de leur instruc–
tion, à Monarga, en Chypre, jusqu'en juin
1918,
puis, sur
leur désir unanime, le
I
E R
et le
2
°
bataillons, avec leur peloton
de canon
37,
furent embarqués pour Port-Saïd et dirigés
ensuite sur Medjed, pour y rejoindre le régiment (de deux
bataillons) mixte de tirailleurs algériens (Lieutenant-Colonel
Renié) et quelques autres détachements de spahis, de génie,
d'artillerie de campagne et de service sanitaire, et pour former
ainsi, sous le commandement du Colonel de Piépape, la seule
brigade française sur le front allié de Palestine ; on la nomma
détachement français de Palestine et de Syrie (D. F. P.
S.).
Le
3
e
bataillon resta en réserve en garnison.
La D. F. P. S. fut placée dans le secteur de Rafat, à une
Fonds A.R.A.M