la cause desquels i l s'est sacrifié, serait pour l u i une nouvelle
ère de libération et de paix.
Iiegjon d'Orient et hegion Arménienne
En
1916,
le Gouvernement Français a commencé la créa–
tion de la Légion d'Orient. « Créée pour répondre au vœu des
populations arménienne et syrienne désireuses de combattre
les Turcs, elle sera composée d'hommes de troupe auxiliaire
d'origine ottomane, recrutés par voie d'engagement volon–
taire ». (Instruction Ministérielle N°
7966-9/11
du
26
novem–
bre
1916.)
Cette même Instruction fixait en même temps les
conditions de service de la Légion d'Orient.
On voit clairement que cette Légion devait se composer,
outre les Arméniens, de tous les autres éléments, chrétiens ou
musulmans, de l'Empire Ottoman, provenant des régions
arménienne et syrienne. Mais, en réalité, sur un total de
5.5
oo,
il y avait à peine
4
oo
légionnaires non-arméniens ; le reste,
c'est-à-dire l'écrasante majorité,
5.100
sur
5.5
oo,
était formé
par des Arméniens venus un peu de toutes les colonies.
Le premier noyau de cette Légion a été formé par les
Arméniens montagnards de Djebel-Moussa (au nord de la
Syrie), lesquels, après s'être défendus vaillamment contre les
bandes turques, avaient, presque miraculeusement, trouvé le
salut sur des bâtiments de guerre français, qui les avaient
débarqués à Port-Saïd en
1915.
La colonie arménienne
d'Egypte vint grossir le nombre de ce petit noyau, pendant
que les militaires arméniens prisonniers des armées turques,
qui se trouvaient dans des camps de concentration aux Indes
ou en Egypte, exprimaient leur désir de venir servir dans
cette nouvelle armée. Mais le plus grand nombre de volon–
taires de cette Légion arriva de la colonie arménienne des
Etats-Unis, où le nombre des inscrits s'élevait à plus de
5.000
9
Fonds A.R.A.M