ville contre
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ooo Turcs, aidés par la population musulman
locale et par des bandes kurdes.
Le
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septembre, commença l'attaque générale de la ville.
Le Général Dunsterville, considérant la situation comme
désespérée, donna l'ordre à ses troupes d'évacuer Bakou. La
ville, abandonnée douze heures plus tard par les troupes armé–
niennes, fut occupée par l'ennemi.
Pour comprendre l'importance de la défense de Bakou,
lisons Ludendorff : « Nous ne pouvions compter sur le pétrole
de Bakou que si nous le prenions nous-mêmes. Je ne me sou–
venais que trop du manque de carburants en Allemagne et de
toutes les difficultés que nous avait causé notre éclairage en
hiver et de ce qui s'en était suivi. Après l'offensive de la
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armée, les réserves de l'armée en carburants étaient épui–
sées ; elles nous manquaient beaucoup » (p.
278).
«
Souvenirs
de guerre ».
Un peu plus loin, à la page
279,
i l nous dit les préparatifs
faits pour l'attaque de Bakou et l'envoi à Tiflis par le Haut
Commandement allemand de quelques brigades de cavalerie
et de bataillons allemands.
La résistance énergique de Bakou retarda de quatre mois
l'utilisation de ses richesses, si nécessaires aux puissances
centrales dans cette période critique de la guerre, et attira vers
ces régions un nombre important d'unités turques, en arrêtant
leur mouvement vers la Perse du Nord.
Ici aussi, comme sur la route Erzindjian-Alexandropol,
la résistance des Arméniens fut un des éléments dont l'en–
semble donna la victoire aux Alliés.
Abandonné par tous, le peuple arménien continua, pen–
dant neuf mois, la lutte contre les Turcs sur le front du Cau–
case (après son abandon par les troupes russes). Ce n'est que
deux mois avant la fin de la guerre mondiale qu'il céda,
épuisé. I l avait le droit d'attendre que la victoire des Alliés, à
Fonds A.R.A.M