sur les flânes des routes d'opérations Tiflie-Bakou et Alexan-
dropol-Tabriz.
L A R E S I S T A N C E DE B A K O U
Le salut de la population dictant la nécessité de conclure
la paix, ne mit pas fin à la lutte. Les Arméniens de Bakou et
les unités arméniennes, venues du front occidental, gardèrent
en leur possession les régions de Bakou pendant trois mois
et demi. Au commencement, on lutta contre les troupes de
l'Azerbaïdjan, mais dès le milieu de juin, ils eurent les Turcs
pour adversaires, trois divisions turques venant d'Alexandro-
pol par Akstafa (sur la voie ferrée Tiflis-Bakou), ayant été diri–
gées contre Bakou.
Déjà au mois de janvier
1918,
les soldats arméniens des
unités russes du front occidental voulaient rentrer au Cau–
case pour compléter l'armée nationale, mais le manque de
communication entre Bakou et Tiflis, les força à rester à
Bakou. De nombreuses bandes tartares, dirigées par des émis–
saires turcs, empêchaient en effet le trafic du chemin de fer
Tiflis-Bakou et attendaient avec impatience l'arrivée des Turcs-
Le Conseil National arménien de Bakou, impuissant à
diriger ces forces en Arménie, les organisa pour la défense de
Bakou. Ces troupes arméniennes, en défendant Bakou, retar–
dèrent la marche des Turcs vers la Perse.
Leur effectif s'élevait à
6.000
hommes.
Pendant les mois de juin, juillet et août, la région de
Bakou fut presque exclusivement défendue par les Arméniens,
ces derniers constituant les
80
°/« de toutes les troupes.
Ce ne fut que le 5 août que commença le débarquement
des troupes anglaises, dont le nombre n'atteignait, le
17
août,
que i.5oo hommes.
La situation des assiégés empirait. On se contenta de la
défense des approches de la ville de Bakou. Il fallait tenir la
Fonds A.R.A.M