tions de l'Azerbaïdjan nous aurait rendu de précieux ser–
vices » (p.
238).
Qui donc empê cha cette opération en retardant son exécu–
tion, au point que, même en cas de réussite, elle perdait toute
sa signification. On a déjà vu que le corps a rmé n i e n , n umé –
riquement inférieur, arrêta pendant quatre mois et demi la
marche des forces turques sur Alexandropol en attirant sur
l u i , sous Kars, cinq divisions ennemies, qu i furent ensuite
portées à huit.
Les Turcs étaient obligés d'avoir suffisamment de troupes
tant pour occuper l'Arménie, que pour garder le chemin de
fer Alexandropol-Tabriz et agir finalement contre les Anglais.
Et tout ceci au moment où les Turcs avaient besoin de
chacun de leurs soldats, en Palestine et en Syrie. Le Général
Ludendorff dit : « Le devoir d'Enver était de combattre l'An–
gleterre en premier lieu sur le front de Palestine » (p.
238).
L'historien impartial, appréciant la conduite des Armé–
niens, dira que, dans cette partie du vaste front mondial, les
Arméniens penchèrent la victoire du côté des Alliés.
Le Corps a rmén i en , se repliant d'un côté dans la région
montagneuse de Karaklis et de l'autre de la chaîne frontière
vers Erivan, subit de nouvelles attaques turques qu'il para
avec succès.
T R A I T E D E B A T O U M
La lutte devenait impossible, car i l fallait songer aux
restes des populations arméniennes qu i , errant dans les mon–
tagnes, encerclées par l'ennemi, mourraient de faim.
Le traité de Batoum du
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j u i n mi t fin à la lutte. D'après
ce Traité, la République Armén i enne ne gardait qu ' un terri–
toire de
9.000
kilomètres carrés.
Une lutte partielle continua n é a nmo i n s dans les mon–
tagnes de Zanguézour et de Karabagh et força" les Turcs
à
garder deux divisions pour la surveillance de l'Arménie, située
Fonds A.R.A.M