caractère national, grâce à la communauté de
l'idiome et des croyances religieuses... Mais là s'ar–
rêtent les ressemblances entre les deux races... Bon
nombre d'Arméniens sont restés agriculteurs, tandis
que le travail de la terre répugne aux Juifs ; l'esprit
guerrier, complètement éteint chez les Juifs, se
réveille encore par moment chez les Arméniens ;
ces derniers montrent aussi, en général, plus de
bonne foi et d'honnêteté dans leurs transactions
commerciales, et sont plus portés vers l'instruction.
I l s sont aussi plus tolérants, plus gais et plus expan-
sifs. Le s longues années d'exil n'ont pas étouffé chez
eux le souffle de la poésie, le sentiment artistique
et, dans leurs réunions, i l s aiment à introduire la
chanson, la musique et la danse... I l s occupent une
place importante dans le personnel de la haute
administration et surtout dans l a diplomatie en
Tu r qu i e , en Perse et même en Ru s s i e . ( J . Deniker,
Grande Encyclopédie,
Ar t . Arménie).
P l u s important est le jugement du grand voya–
geur anglais H . F . L y n c h , qui a publié, en
1901,
un
ouvrage capital, l'ouvrage classique sur l'Arménie
et l'Asie Mineure.
Armenia.
Traoels and
Stadies.
«
L e s Arméniens sont un peuple particulièrement
bien adapté pour servir d'intermédiaire à la civilisa–
tion. Ils professent notre religion, sont familiers avec
nos meilleurs idéals, et s'assimilent tout nouveau
produit de la culture européenne avec une avidité et
une profondeur, dont n'approche aucune autre des
races habitant entre l'Inde et la Méditerranée. Ces
capacités, i l s les ont montrées dans les circonstan–
ces les plus défavorables, assujettis qu'ils étaient et
chargés de pourvoir aux besoins de leurs maîtres
mu s u lman s . I l s savent bien qu'ils sont sûrs de s'éle-
Fonds A.R.A.M