nomades 7,1 0/0, et toutes les autres religions réu–
nies 19,4 0/0.
Au point de vue de la nationalité, les Arméniens
forment donc dans les vilayets la majorité vis-à-vis
des Turcs et des Kurdes respectivement.
5.
Commerce et industrie.
Mais la quantité
n'est pas tout ; il y a lieu d'examiner aussi la qualité.
On possède la statistique commerciale et industrielle
du vilayet de Sivas, qui peut être considéré comme
le moins arménien des six vilayets arméniens. Voici
les chiffres : pour le commerce importation : I 4 I
négociants arméniens, i3 Turcs, 12 Grecs. Expor–
tation : 127 négociants arméniens, 23 Turcs; ban–
quiers 32 Arméniens, 5 Turcs ; boutiquiers et arti–
sans : 6.800 Arméniens, 2.55o Turcs, 45o de natio–
nalités diverses. Voici les chiffres pour l'industrie :
fabriques et minoteries : i3o arméniennes, 20 tur–
ques, 3 étrangères ; ouvriers,employés, 14.000 Armé–
niens, 3.5oo Turcs, 200 Grecs et autres.
Ces chiffres sont d'une éloquence telle qu'il n'y a
rien à ajouter.
6.
Instruction publique.
Le Gouvernement
prélève sur tous ses sujets un impôt particulier pour
les écoles, mais tout l'argent est consacré aux écoles
torques. Les Arméniens, après avoir payé l'impôt,
doivent payer intégralement leurs écoles, et lutter
contre tous les obstacles possibles et imaginables.
Et cependant, en 1901 et 1902, aux jours les plus
sombres delà domination d'Abdul-Hamid, les écoles
relevant du patriarcat étaient de 438 avec36.83g élè–
ves dans l'Arménie turque, de 90 avec 9.182 élèves
dans la Cilicie, de 275 avec 35.225 élèves dans le
Fonds A.R.A.M