ses rois nationaux, les Bagratides d'abord, plus tard
les Roupéniens, lutté avec la plus admirable énergie,
dans des milliers de rencontres, contre les redouta–
bles ennemis de la chrétienté, qui avaient nom : Per–
ses, Mongols, Tartares, Sarrasins, Turcomans et
Turcs ». (Gustave Schlumberger, « Les Arméniens
du Moyen Age » dans le
Journal des Débats, i o
mars
1916).
Et l'on comprend qu'après avoir admiré la
Belgique, un publiciste arménien, faisant un retour
sur sa patrie, se soit récemment écrié : «Mais pourquoi
le silence vis-à-vis de cette autre martyre des âsres,
l'Arménie, qui, non pas pendant quelques semaines
ou même quelques années, mais durant des siècles, a
supporté 1 attaque et le joug des hordes asiatiques,
s'interposant entre l'invasion barbare et la belle civi–
lisation gréco-latine »? F . R . Scatcherd, « l'Arménie
et la Belgique » dans
VAsiatic Review
de Londres,
cité par M. Tchobanian,
L*Arménie
sous le
joug
turc,
p.
19).
3.
Géographie physique.
Voici ce que
disent deux géographes. Saint Martin : « Cette vaste
étendue de pays est sillonnée en tous sens par un
grand nombre de rivières et de torrents, couverte de
lacs très considérables, hérissée partout de hautes
montagnes, qui rendent le terrain extrêmement
difficile, et divisée en une quantité de vallées profon–
des, qui forment autant de petits cantons distincts ».
Et Karl Ritter : « L'Arménie, considérée dans son
ensemble, est une
île-montagne.
Tout le pays, en
effet, est un massif de i.5oo mètres de hauteur
moyenne ». — Le lac de Van est un lac d'eau saumâ-
tre, deux fois plus grand que le lac de Genève. —
Sur les plateaux, où la température descend jusqu'à
Fonds A.R.A.M