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ne l'ai pas encore vu. Pas de morts ;
2
ou 3 blessés ;
1
o maisons pillées ; un petit
village d'hiver à une demi-heure de chez nous brûlé et pillé.
Tous les Chrétiens s'étaient retirés dans nos deux monastères.
Je crois le Mutessarif assez énergique pour saisir les meneurs.
Je vous laisse; i l y a trois nuits que je ne dors pas.
Le bon Dieu nous a gardés jusqu'ici; espérons qu'il veillera sur nous jusqu'à la
l i n .
ETIENNE ,
Prieur.
N° 153.
M. BOURGEOIS, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères,
à M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française à Constan–
tinople.
Paris, le 29 mars 1896
'
D'après une information télégraphique reçue par l'abbé de Staouéli, les Trappistes
et les Lazaristes d'Akbès seraient assiégés par des bandes kurdes et en danger d'être
massacrés. Je m'en remets à vous du soin de tenir à ce sujet un langage énergique
au Gouvernement ottoman et de provoquer d'urgence, tant auprès de la Porte que
delà part des commandants de nos forces navales, les mesures que parait réclamer la
situation.
BOURGEOIS.
N° 154.
M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française à Constantinople,
à M. BOUBGEOIS, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères.
Constantinople, le 29 mars 1896 .
Akbès et Cheiklé ont été assiégés par les Kurdes pendant trois jours et dégagés
par les troupes ottomanes envoyées d'Alep. Aucun mort, quelques blessés, nos r e l i –
gieux n'ont pas souffert jusqu'à présent. Notre Consul à Mersine est en route pour
Akbès afin d'assurer leur protection et le croiseur
le Faucon,
qui se trouvait à Bey–
routh , est arrivé hier à Alexandrette.
P. CAMBON.
14.
Fonds A.R.A.M