sont entretenues à grand'peine par le couvent de Terre-Sainte, l'évèque catholique
et les Américains.
On accuse à Marache un chiffre de
82 2
personnes tuées. A Yénidjé-Kalé, Don-
galé, massacre général.
A Aïntab,
5
o o
personnes tuées et
3
o o
blessées;
6 , 000
sans pain. Toutes les bou–
tiques des chrétiens et
5
o o
de leurs maisons pillées et brûlées.
SUMMARIPA.
N° 137 .
M. SUMMARIPA, Consul , chargé du vice-consulat de France à Mersine,
à M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française à Constan–
tinople,
Mersine, 28 février 1896 .
A Adana l'agitation ne cesse pas. Les chrétiens sont empêchés par le Gouverneur
de fuir vers Mersine par le train. Dans la journée d'hier on a jeté des pierres sur le
Consul russe, et on l'a menacé d'un couteau. Le commandant militaire est disposé à
prendre des mesures sévères, mais le Gouverneur y met opposition. I l serait urgent
de provoquer de la Porte des instructions catégoriques.
SUMMARIPA.
N° 138 .
M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française,
à M. SUMMARIPA, Consul, chargé du vice-consulat de France à
Mersine,
Péra, 6 mars 1896 .
J'ai fait des démarches à la Sublime Porte pour appuyer votre action auprès du
Vali au sujet des désordres d'Adana. J'appelle tout spécialement l'attention du
Ministre des Affaires étrangères sur les conversions forcées.
P. CAMBON.
N° 139 .
M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française,
à M. BERTHELOT, Ministre des Affaires étrangères,
Péra, 22 mars 1896 .
Avant-hier, à Killês, à huit heures d'Alep, des désordres ont éclaté. On avoue à
la Porte 1 o morts arméniens et plusieurs blessés, dont 4 musulmans. Cette nouvelle
Fonds A.R.A.M