LÈS TURCS ONT PASSÉ LA.
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qu'il fasse rendre à notre métropolite, nos femmes
et filles qui pendant les événements ont été, par force
islamisées et arrachées violemment à leurs époux et
parents.
Le Métropolite
arménien,
Abbé GHAHÉ CASPARIAN.
U N A N A P R È S
Mai 1910
Un an après les massacres de triste mémoire, on
crie toujours famine de tous les côtés, de Zeytoun,
Hadjine, Adana, Beylan, Deurt-Yol, Alexandrette,
Latakié, Aïntab, etc., etc.,etc., ce qui prouve l'insuffi–
sance des secours ou leur distribution défectueuse.
Voici quelques dépêches prises au hasard dans le
tas et datées de mars et avril 1910. Savoir :
BEYLAN.
Une pétition portant plusieurs signatures et adressée
directement au Patriarcat arménien, explique la m i –
sère atroce qui y règne et implore des secours.
BAHDJÉ.
Les dames arméniennes de cette localité ont
adressé la dépêche suivante à l'Assemblée nationale
ottomane, au Ministère de l'Intérieur, ainsi qu'au
Patriarcat:
«
Pendant lés événements, nos maris et frères ont
Fonds A.R.A.M