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LES TURCS ONT PASSÉ LA . .
était au Ministère de la Guerre : « Effendin, les
forces militaires locales sont-elles suffisantes?» I l
répondit que non. Voyant cela je l u i demandai d'où
i l avait l'intention d'envoyer des troupes. I l dit
qu'il préparait deux bataillons du deuxième corps
d'armée.
Tandis que d'après les informations du vilayet, les
troubles prenaient de l'extension et avaient commencé
à gagner d'autres endroits. Deux bataillons ne pou–
vaient donc pas suffire. Par conséquent, je demandai
au Ministère de la Guerre d'envoyer d'urgence le
régiment de Séléfké que réclamait le gouverneur. I l
répondit qu'il allait envoyer le régiment de Séléfké.
mais que dans ce cas les deux bataillons étaient
inutiles.
Si, dis-je, envoyez le régiment de Séléfké, mais
expédiez néanmoins les deux bataillons, même s'il
est possible que des troupes soient dirigées d'autres
endroits. Qu'il n'y ait pas de troubles. Que l'affaire
ne se prolonge pas. De toutes parts on organisa
toutes les forces disponibles et on les envoya.
Malheureusement, les navires n'ayant pas été
prêts à temps l'armée subit un retard, elle arriva
lorsqu'il n'était plus temps d'empêcher les troubles.
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y a un dernier télégramme du gouverneur.
Si l'Assemblée le désire, les télégrammes et les
tezkèrés
que nous avons écrits sont à sa disposition.
Je les lirai l'un après l'autre.
Dépêche au Ministère de F Intérieur.
Les patrouilles de gendarmes, de police et de
réguliers parcourent depuis hier soir les divers
Fonds A.R.A.M