l'ordre
de ces mêmes
autorités,
des
musulmans
inoffensifs
ont
été massacrés
en nombre
assez
grand
et dans
des circonstances
suffisamment
horribles
pour
atténuer,
sinon
même
écarter
complètement,
tout soupçon
de
partialité
reli–
gieuse.
Donc,
pendant
la guerre,
les
gouvernements
n'ont
donné
que peu de preuves
de
sectarisme,
et, quant
aux
puisances
de l'Entente,
elles
n'en
ont donné
aucune.
Mais rien ne s'est produit
de–
puis
qui soit de nature
à modifier
ce
jugement.
La conscience
d'un
chacun
a été
respectée
;
les
lieux
consacrés
ont été soigneusement
prései'vés
;
les Etats,
les peuples
qui, avant la guerre,
étaient
musulmans,
le sont
encore.
Rien
de ce qui
tou–
che à la religion
n'a été changé,
excepté
les
con–
ditions
de
sécurité
dans
lesquelles
on
peut
la
pratiquer,
et ce
changement,
partout
ou les
Alliés
excercent
leur contrôle,
a été
certainement
dans le sens du
mieux.
Si l'on
répond
que la diminution
des
territoi–
res d'un
Etat musulman
historique
doit
porter
atteinte
à la cause musulmane
dans tous les
pays,
nous
nous permettons
de faire
remarquer,
qu'à
notre avis, c'est une erreur.
Pour
tous les
musul–
mans
qui pensent,
l'histoire
moderne
du
gou–
vernement
qui occupe
le trône
à
Constantinople
ne saurait
être
une source
de joie ou
de
fierté.
Pour
des raisons
que nous avons déjà
données,
le
Turc
s'est essayé à une entreprise
pour
laquelle
il
avait
peu
d'aptitudes,
et
dans
laquelle
il
a, par
suite,
obtenu
peu
de succès.
Qu'on
le
mette à l'œuvre
dans des circonstances
plus
favo–
rables ; qu'on
laisse
son
énergie
se
déployer,
principalement
dans un cadre
plus
conforme
à
son génie
et dans de nouvelles
conditions
moins
compliquées
et moins
difficiles,
après
avoir
Fonds A.R.A.M