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méfaits
ne sauraient
être
imputés
au
peuple
turc ; que
ces crimes,
dont
les
mahométans
n'ont
pas
souffert
moins
que
les
chrétiens,
ne comportaient
aucun
élément
de
fanatisme
religieux,
qu'ils
n'étaient
en
rien
conformes
à la
tradition
ottomane
telle
qu'elle
ressort
de la façon
dont,
à travers
l'histoire,
la
Turquie
a traité
les races
sujettes
;
que
le maintien
de
l'empire
ottoman
est nécessaire
à l'équilibre
re–
ligieux
du monde
;
que la politique,
non
moins
que la justice,
recommande
donc
de rétablir
in–
tégralement
ces territoires
dans leur état
d'avant-
guerre.
Le Conseil
ne peut
accepter
ni cette
conclu–
sion,
ni les arguments
sur lesquels
elle se
fonde
Il
ne met pas en doute
un seul
instant
que
le
gouvernement
actuel
de la Turquie
ne
réprouve
profondément
la politique
suivie
par ses
prédé–
cesseurs
;
même
si le gouvernement
turc
n'y
était pas engagé
par des considérations
de
mora–
lité (et il l'est
évidemment),
il y serait
décidé
par des considérations
d'opportunité.
Pris
indi–
viduellement,
ses membres
ont toutes les
raisons
et tous
les droits
de répudier
les actes
dont
le
résutat
s'est montré
si désastreux
pour
leur
pays.
Mais,
d'une
façon
générale,
une nation
doit
être
jugée
d'api-ès
le gouvernement
qui dirige
sa po–
litique
étrangère
et dispose
de ses armées.
La
Turquie
ne peut
pas
non
plus
prétendre
être
dispensée
des justes
conséquences
de cette
doc–
trine
simplement
parce
que ses affaires,
au
mo–
ment
le plus
critique
de son histoire,
sont
tom–
bées aux mains
d'hommes
qui,
entièrement
dé–
nués de principes
et de pitié,
ne pouvaient
même
pas commander
au
succès.
Toutefois,
en prétendant
à une restitution
ter-
Fonds A.R.A.M