—-
i 34 —
rence de Versailles, proclamait le 4 lévrier
1918 :
«
L'effort devra se poursuivre jusqu'à ce qu ' i l ait
amené chez les gouvernements et chez les peu–
ples ennemis, u n changement de dispositions
propres à donner l'espoir d'une paix conclue sur
des bases n'impliquant pas l'abandon, devant un
militarisme agressif et impénitent, de
tous
les
principes
que les Alliés
sont résolus
à faire
triom–
pher,
principes
de Liberté,
de Justice
et de
Res–
pect pour
le droit
des Nations.
»
Et nulle part, le respect du droit des Nations
ne doit être observé aussi impérieusement qu'en
Turquie. I l ne faut pas- croire que son applica–
tion soulève des difficultés énormes, presque i n –
solubles, comme le prétendent d'aucuns.
Il
s'agit
simplement
d'avoir
la volonté
de
redres–
ser
les cruelles
injustices
collectives
du
passé
dans
le sens que l'Histoire
indique
:
l'émancipa–
tion des nationalités opprimées de la Turquie.
Cette émancipation est depuis longtemps réali–
sée pour les peuples qu i vivaient dans ce que fut
jadis la Turquie d'Europe. Elle doit se faire pour
les peuples opprimés de la Turquie d'Asie. I l n'y
a pas un siècle que l'Empire ottoman comptait
plus de 4 millions de kilomètres carrés et envi–
ron 4o millions d'habitants ; au début de la
guerre i l ne comptait plus que
2.826.500
k i l o –
mètres carrés et environ
20
millions d'habitants.
C'est encore deux millions de kilomètres carrés
Fonds A.R.A.M