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n ' ont pas retenu notre attention, parce qu'ils ne
sont plus contestés. Ce sont leurs mobiles et
leurs causes que nous avons examinés. Nous es–
pérons avoir établi, preuves à l'appui, nos justes
revendications et les lourdes responsabilités
turques.
Aucune circonstance atténuante ne peut être
accordée à la Turquie rouge, car elle est un vieux
récidiviste du massacre. Que ceux qu i sur les
bords de la Seine et de la Tamise sont portés
à l'indulgence par un réveil de turcophilie
veuillent au moins se, souvenir — si les épou–
vantables tueries des éléments non-turcs les lais–
sent indifférents — que durant deux siècles
l'Angleterre et la France protégèrent la Turquie,
mais celle-ci leur tira dans le dos au moment
critique où leur sort se jouait sur les champs de
bataille. Récemment encore, le
18
décembre
1919,
M. L l oyd George déclarait aux Communes :
<( Si ces portes (les Dardanelles) avaient été ou–
vertes, et si nos navires de guerre et de com–
merce avaient pu les franchir librement, la
guerre eut été raccourcie de deux ou trois ans » .
Si la voix de nos martyrs est trop faible pour se
faire entendre dans certains milieux, i l n'en doit
pas être de même des morts de Gallipoli, des ma–
rins des cuirassés alliés coulés à l'entrée des dé–
troits, et des prisonniers français et anglais tor–
turés par les Turcs. « Quelles catastrophes se
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Fonds A.R.A.M