EXTRA I T S D E L A PRESSE
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du pub l i c arménien, grâce surtout aux efforts de
Be ch i k t a ch l i an .
Les Turcs eux-mêmes p r i r en t le goût d u
théâtre et l ' on observa que, pendant quelques
années, Arméniens et Turcs p r i r e n t l'intérêt le
plus v i f aux manifestationsthéâtrales qu i ava i en t
lieu dans les différents quartiers de la capitale de
l ' Emp i r e o t t oman . Les pièces arméniennes, t i –
rées de l'histoire nationale, ne furent pas i n t e r –
dites jusqu'au j our où A b d u l - Ham i d , se méfiant
de ces manifestations, i n t e r d i t toute manifesta–
t i o n théâtrale aux sujets de son empire et p r o –
céda à p a r t i r de 1895-1896, à la po l i t i que de mas–
sacres q u i deva i t se perpétuer, de la pa r t des
Turcs, jusqu'à ces dernières années.
E t M. Macler t e rmi ne en établissant u n pa r a l –
lèle historique entre l'Arménie et la Rouma –
nie.
Vers 1877, d i t - i l , la Roumanie n'était pas très
grande. El l e ava i t été l'objet de nombreuses
attaques et d'invasions nombreuses; mais elle
conservait i n t a c t e sa f o i en l ' aven i r ; elle conser–
v a i t sa langue, sa nationalité et l'héritage d'une
culture supérieure qu'elle t ena i t de ses ancêtres.
E t grâce à cette ténacité et à cet héritage, elle
p u t célébrer en 1927 le cinquantenaire de son
TROIS
C O N F É R E N C E S S U R
L ' A R M É N I E
Fonds A.R.A.M