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TROIS CONFÉRENCES SUR L
S
A RMÉ N I E
C'est vers le mi l i e u du x i x
e
siècle que le théâtre
arménien naqu i t et se développa à Tiflis, grâce
aux soins et aux efforts de l'imprésario Pa t ka -
n i an .
Mais le père incontesté du théâtre armé–
nien oriental est Gabriel Soundukiants, dont les
œuvres, surtout Pêpo, peuvent supporter la
comparaison avec n ' impo r t e quelle pièce de
n ' impo r t e quel répertoire. E t M. le Professeur
Macler analyse en détail les principales pièces de
Chan t h , et d'Aharonian et d'autres q u i ont con–
tribué à former u n théâtre arménien national
des plus intéressants.
Passant à l'Arménie occidentale, M . Macler
expose en quelques mots les origines du théâtre
écrit dans le dialecte de ce pays. C'est d'abord à
Venise que furent écrites plusieurs pièces, q u i
d'ailleurs ne furent pas publiées; elles ont été
écrites par les soins dès pères Mekhitharistes.
Ensuite le théâtre f i n i t par se fixer à Constanti-
nople où l ' on j oua d'abord des traductions em–
pruntées à divers répertoires européens, mais q u i
n'eurent pas un très grand succès auprès du p u –
b l i c arménien. On commença à écrire des pièces
dont les sujets étaient tirés de l'histoire nationale
arménienne, et leur succès alla croissant auprès
Fonds A.R.A.M